La célèbre maison de vente aux enchères Christie's organise, le 7 avril, une vente d'"Arts décoratifs du XVIème siècle au XIXème siècle et Histoire naturelle". Peu de coquillages actuels si ce n'est une paire de Nautilus pompilius totalement surévaluée (€400 - €600 !), mais quelques pièces exceptionnelles, notamment en paléontologie, parmi les 127 lots. Quelques regrets néanmoins : l'indigence scientifique des commentaires, et le flou entretenu sur la restauration de certaines pièces, comme cet oursin fossile Rhabdocidaris sp. de l'île de Ré, d'évidence fruit d'une patiente reconstruction. A part ça, si il vous reste de la place dans le salon et que vous ne savez pas quoi faire de votre golden parachute, il y a quelques bricoles sympathiques, par exemple là et là.
mercredi 25 mars 2009
Cabinet de curiosités
La célèbre maison de vente aux enchères Christie's organise, le 7 avril, une vente d'"Arts décoratifs du XVIème siècle au XIXème siècle et Histoire naturelle". Peu de coquillages actuels si ce n'est une paire de Nautilus pompilius totalement surévaluée (€400 - €600 !), mais quelques pièces exceptionnelles, notamment en paléontologie, parmi les 127 lots. Quelques regrets néanmoins : l'indigence scientifique des commentaires, et le flou entretenu sur la restauration de certaines pièces, comme cet oursin fossile Rhabdocidaris sp. de l'île de Ré, d'évidence fruit d'une patiente reconstruction. A part ça, si il vous reste de la place dans le salon et que vous ne savez pas quoi faire de votre golden parachute, il y a quelques bricoles sympathiques, par exemple là et là.
lundi 9 février 2009
Ni Dieu mais maître
mardi 27 janvier 2009
Mappa trafiquées

Plus de détails là.
vendredi 16 janvier 2009
Les Cypraea lurida de Mahdia


Celles-ci resteront dans leur nécropole salée. L'espèce est en effet protégée par la convention de Berne, au même titre que les autres porcelaines méditerranéennes - pyrum, achatidea et spurca. Un vieux lot de coquilles, censées avoir été pêchées dans les années 80 - quel intérêt aurait pu avoir le vendeur à mentir ? Il n'était même pas au courant de l'interdiction... -, sera découvert au fond d'une boutique borgne, encalminées dans leur jus de poussière et de décomposition. Plusieurs bains énergiques finiront par leur redonner leur éclat.
mercredi 31 décembre 2008
vendredi 5 décembre 2008
Sauvons le Guépelle !
"L’AESSFG (Association pour l’Etude et la Sauvegarde du Site Fossilifère du Guépelle) a entrepris depuis plusieurs mois une démarche officielle pour la sauvegarde du site bartonien de la sablière du Guépelle à Saint-Witz (95). Ce site, actuellement en exploitation, est connu depuis 2 siècles. Il est un élément de patrimoine inestimable car il contient à lui seul la majorité des témoins paléontologiques et géologiques de l’histoire du Bartonien du Bassin Parisien. L’AESSFG vient de constituer un dossier complet visant à obtenir un classement RNR (Réserve Naturelle Régionale) de l’ensemble du site, dossier transmis la semaine dernière aux autorités compétentes :- Conseil Régional d’Ile-de-France - Conseil Général du Val d’Oise - Communautés de Communes de Roissy Porte de France - Parc Naturel de l’Oise – Pays de France (PNR Oise)- DIREN Aujourd’hui, l’AESSFG n’est pas du tout certaine d’obtenir une issue favorable. Les principaux points durs et menaces sont :- un comblement définitif du site à mi-2010 : il faut donc aller vite pour éviter non seulement la disparition des témoins géologiques, mais aussi de l’habitat de l’Hirondelle de Rivage (Riparia riparia) et plus généralement d’un écosystème original (habitats pionniers de sablières sèches) ;- une pression foncière importante sur zone : des terrains rendus en l’état verront leur valeur augmenter sensiblement en regard des perspectives d’installation de zones urbaines et/ou industrielles ;- la communauté de Communes de Roissy ne portera pas le projet au niveau local, déclarant ce projet hors de son champ de compétences.Pourtant, la Région et le Département seraient prêts à agir, mais ne peuvent le faire sans un porteur de projet local. Le PNR Oise manifeste également un soutien au projet. La présente pétition vise à démontrer, par un soutien massif, la nécessité de préserver le site du Guépelle en tant qu’élément essentiel du patrimoine géologique et naturel.Elle est en place sur le site http://www.mesopinions.com/Sauvegarde-du-site-fossilifere-bartonien-du-Guepelle--95--petition-petitions-b371d7961f95172e26d28f014468841a.html , où vous pouvez aller la signer.Ceci ne prend que quelques secondes…Il s’agit d’obtenir le plus de signatures possibles : n’hésitez donc pas à relayer cette information largement autour de vous (notamment dans tous les forums spécialisés dans lesquels vous pouvez copier-coller l’intégralité de ce message). Nous cherchons à obtenir un effet de chaîne le plus massif possible.Nous remercions d’avance tous les amateurs des Sciences de la Terre et de la Vie qui nous soutiendront , L’AESSFG(site Internet : www.aessfg.free.fr )Pour ceux qui souhaitent en savoir plus : l’intégralité du dossier de demande de classement RNR est consultable à l’adresse Internet suivante : http://www.megaupload.com/fr/?d=EYVO6YXQ"
Si vous le souhaitez, signez et relayez !
mercredi 19 novembre 2008
Une histoire de Kuphus
Kuphus polythalamia Linné, 1767 - 650 à 700 mm, Philippines.

La littérature le concernant est pourtant pléthorique au XIXème siècle, les auteurs ne sachant pas à quelle genre attribuer ces tubes mystérieux, décrits par Linné en 1767 comme Serpula polythalamia - pour ne rien arranger, le maître de la classification moderne avait fait une erreur, dans la dixième édition de Systema naturae (1758), comme le notera plus tard Deshayes dans son Traité élémentaire de conchyliologie (1853) : "Linné avait confondu, sous le nom de Serpula arenaria, des choses entièrement distinctes".
Extrait de LAMARCK, 1801 - Système des animaux sans vertèbres
Au final, Kuphus polythalamia est donc un bivalve, de la famille des TEREDINIDAE. Un minuscule bivalve, une coquille de quelques centimètres au plus, qui après une phase classique de croissance se met en tête de se transformer en tube. La plupart des exemplaires qui circulent sont en fait cassés à leur base. Celle-ci montre deux tubes accolés, un pour chaque siphon (inhalant et exhalant). Harry G. Lee, du Jacksonville Shell Club, possède un Kuphus entier. Passé aux rayons X, le tube révèle les deux valves, restées prisonnières.

On ne sait pas grand chose d'autre, si ce n'est que Kuphus polythalamia vit dans la boue des mangroves. Ce n'est assurément pas un coquillage de décoration, mais une vraie curiosité conchyliologique.
* Rien de péjoratif dans cette remarque : la recherche de satisfactions narcissiques est l'un des ressorts de la collectionnite.

